Une médiation à peu de frais
Dans les bibliothèques, on n’a pas forcément beaucoup de sous mais on a des idées comme dirait l’autre (dont je ne me rappelle pas le nom à cette heure avancée de la soirée). Loin des Plans de Développement de la Lecture mûrement réfléchis durant des mois (des années?), nous avons parfois des moments d’illumination!
Je parlerai donc de médiation. Ou comment faire que les livres de la bibliothèque trouvent leurs lecteurs. Pas d’outils web, pas d’investissement… Un truc que d’autres ont certainement déjà pratiqué dans leur bibliothèque et qui ne coûte rien. Et s’il y a bien un truc pas cher qui fait son effet, c’est le post it! Un petit papier coloré collé sur la couverture d’un livre avec une phrase d’accroche, et hop! voilà le livre directement plus intéressant.
Ça a commencé avec un roman de Fabio Volo que certains appellent le “Marc Levy italien” (enfin ce que me dit ma collègue). Cet auteur, inconnu de nos lecteurs risquait de rater son public. J’ai donc pris la première chose me tombait sous la main – un post-it rose – et j’ai écrit l’accroche qui ne manquerait pas d’attirer les regards sur le présentoir à nouveauté. Et ça n’a pas raté! Moins d’une heure après, le livre était sorti. L’expérience a été réitérée à d’autres reprises avec le même succès.
Bon! c’est certain, si je l’avais intégré à un plan de développement, j’aurais dû prévoir une grille d’évaluation pour mesurer l’impact de cette action sur le public cible avec des objectifs clairs et des indicateurs.
